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Violence conjugale

Comment reconnaître la violence conjugale?

La violence conjugale peut être physique, verbale, psychologique, sexuelle ou économique. Elle est utilisée comme moyen pour dominer l’autre. Elle peut être vécue par n’importe qui, quel que soit son âge ou sa situation conjugale.

  • La violence physique est la forme de violence la plus connue. Elle s’exprime par des coups, des brûlures, des morsures, de la contrainte physique et elle peut aller jusqu’à l’homicide.
  • La violence verbale comprend les insultes, les hurlements, le chantage, les ordres donnés de manière brutale et le sarcasme.
  • La violence psychologique se manifeste par la dévalorisation de l’autre, l’humiliation, le dénigrement, l’isolement social et la violence sur les objets ou les animaux. Elle est parfois subtile et difficile à détecter.
  • La violence sexuelle regroupe les agressions sexuelles, l’intimidation ou la manipulation pour obtenir une relation sexuelle non consentie et le viol conjugal.
  • La violence économique se révèle par le contrôle et la privation des ressources financières et par la création d’une dépendance financière. Elle est peu connue, mais très fréquente.

Exemples de violence conjugale

Votre partenaire :

  • critique continuellement vos goûts et vos compétences;
  • vous interdit de fréquenter votre famille ou vos amis;
  • vous oblige à avoir des rapports sexuels, même si vous n’en avez pas envie;
  • vous bouscule, vous pousse ou vous fait tomber;
  • menace de vous faire mal ou de blesser vos enfants;
  • contrôle vos dépenses ou ne vous laisse pas participer aux décisions.

Qui est concerné par la violence conjugale?

Toutes les femmes peuvent être victimes de violence conjugale. Celle-ci peut se manifester à tout âge, dans toutes les classes sociales et dans tous les types de relations de couple.

La peur, la honte ou la crainte du jugement conduisent parfois la victime à cacher sa situation. La violence conjugale est inacceptable et elle peut être dangereuse pour votre sécurité et celle de votre enfant. Il est donc important de briser le silence et d’en parler à une personne pouvant vous soutenir et vous apporter de l’aide. La violence cesse rarement toute seule; il faut donc prendre des mesures pour vous protéger.

Y a-t-il plus de risques de violence pendant la grossesse?

La grossesse peut entraîner des changements dans la dynamique du couple, car le niveau de stress peut être plus élevé et la communication plus difficile. Il est donc possible que de la violence apparaisse au cours de cette période dans un couple qui n’en avait jamais connu avant ou que celle-ci s’aggrave.

L’Enquête sur la violence envers les femmes (Statistiques Canada, 1994) a révélé que 21 % des femmes victimes de violence l’avaient été pendant une grossesse. Dans 40 % des cas, c’était le début de la violence.

Quels sont les risques pour la femme?

Les femmes victimes de violence conjugale ont un niveau de stress très élevé. Cela a des conséquences sur leur santé physique et psychologique par exemple : système immunitaire moins fort et risque plus élevé de tomber malade, état dépressif, troubles du sommeil, problèmes gastro-intestinaux…

La violence physique peut quant à elle entraîner des blessures plus ou moins graves, et même mettre la vie de la victime en danger.

Quelles sont les conséquences sur le déroulement de la grossesse?

Les femmes enceintes victimes de violence conjugale ont plus de risques de perdre leur bébé (ex. : fausse-couche ou mort du bébé dans le ventre) ou d’avoir des complications (ex. : accouchement prématuré ou difficile, décollement du placenta).

Quels sont les risques pour le bébé?

Les bébés dont la mère est victime de violence conjugale ont un risque plus élevé de :

  • faible poids à la naissance;
  • besoin de soins prénataux à la naissance;
  • retard de croissance.

Si la violence perdure après l’accouchement, il y a également des risques que votre bébé soit victime du syndrome du bébé secoué.

Besoin d'aide?

Si vous êtes victime de violence conjugale, plusieurs ressources peuvent vous aider.

Équipe de travailleuses sociales du CIUSSS :

  • Centre d'information à la population
  • 514 336-NORD (6673)

SOS Violence conjugale :

  • Service téléphonique bilingue accessible 24 heures par jour, 7 jours par semaine
  • 1 800 363-9010 ou 514 873-9010
  • www.sosviolenceconjugale.ca

Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) :

N’hésitez pas à demander de l’aide. Vous ne serez pas mal jugée et on pourra vous offrir un soutien psychologique ou matériel.

Contenu diffusé avec l’autorisation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et adapté par le CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal.