Zone des professionnels

Sécurité du bébé

Comment garantir la sécurité de mon bébé pendant son sommeil?

Pour garantir la sécurité de votre bébé pendant son sommeil et diminuer les risques de mort subite du nourrisson, assurez-vous de :

  • Toujours le coucher sur le dos lorsqu'il dort.
  • Le coucher dans un lit d'enfant, placé près de votre lit (ou d'un autre lit d'adultes).
  • Ne pas coucher le bébé avec vous dans votre lit ou dans tout autre endroit où l'on risque de s'endormir comme sur un sofa, un fauteuil rembourré, une chaise berçante.
  • Avoir un lit d'enfant sécuritaire, des draps bien ajustés au matelas et aucun jouet  dans le lit.
  • Avoir un environnement sans fumée, avant et après la naissance.

Pour en savoir plus, consultez le document suivant publié par l'Agence de la santé publique du Canada :

Qu'est-ce que le syndrome du bébé secoué?

Vous pensez peut-être que ça ne vous concerne pas et que ça ne vous arrivera jamais? Pourtant, dans les faits, tout le monde est susceptible de s'énerver et même de perdre le contrôle, que ce soit parce qu'on est fatigué, qu'on a des soucis, que le bébé n'arrête pas de pleurer ou autres. Afin de prévenir cette perte de contrôle, il est important d'être informé et de s'assurer que les personnes qui sont en contact avec votre enfant (famille, gardienne, etc.) le sont aussi.

Description

Le syndrome du bébé secoué est un type de traumatisme crânien qui survient lorsqu'un bébé est secoué violemment.

La tête du bébé bouge alors dans tous les sens, ce qui provoque des blessures au cerveau. La tête du bébé n'a pas besoin de frapper quelque chose pour qu'il soit blessé et que les secousses causent des dommages à son cerveau.

Secouer un bébé peut avoir plusieurs conséquences graves.

Conséquences immédiates possibles :

  • Bleus.
  • Vomissements.
  • Difficulté à respirer.
  • Déboîtement des articulations.
  • Fracture.
  • Convulsions.
  • Perte de conscience.
  • Décès.

Conséquences possibles à court ou moyen terme :

  • État végétatif.
  • Perte de la vue.
  • Paralysie.
  • Décès.

Conséquences possibles à long terme :

  • Retard de développement.
  • Difficultés d'apprentissage.
  • Troubles du comportement.
  • Épilepsie.

Quelques chiffres

  • Au Canada, le syndrome du bébé secoué est diagnostiqué chez un peu plus de 100 enfants par année.
  • 1 bébé sur 4 meurt après avoir été secoué violemment.
  • 50 à 60 % des bébés secoués ont des séquelles neurologiques.
  • 20 à 25 % présenteront possiblement des retards de développement à long terme, même s'ils semblent guéris au moment de leur sortie de l'hôpital.

(Source : Centre de liaison sur l'intervention et la prévention psychosociales. Le syndrome du bébé secoué, bilan des connaissances. 2e édition revue et augmentée, février 2005, mise à jour mars 2009.)

Pourquoi ne faut-il pas secouer un bébé?

Il ne faut pas secouer un bébé parce que :

  • son cerveau est mou et fragile, car il est en développement;
  • sa tête est lourde et les muscles de son cou ne sont pas encore assez forts pour résister aux secousses.

Si on secoue un bébé, sa tête bouge dans tous les sens et son cerveau se cogne à l'intérieur de son crâne, ce qui le fait gonfler et saigner.

Les blessures ne sont pas toujours visibles, car elles sont à l'intérieur du crâne.

Ce qu'il faut éviter

  • Ne secouez jamais votre bébé, même pour le réanimer.
  • Ne lancez pas votre bébé en l'air.
  • Ne faites pas sauter violemment votre bébé sur vos genoux.
  • Ne faites pas tourner votre bébé ou votre jeune enfant en le tenant par les chevilles.
  • Évitez les jeux qui secouent l'enfant.

Quels sont les signes que mon bébé a été secoué?

Certains signes peuvent indiquer que votre bébé a été secoué :

  • somnolence inhabituelle;
  • baisse de l'appétit ou refus de manger;
  • vomissements sans raison apparente;
  • convulsions (les bras et les jambes se raidissent ou bougent de manière incontrôlable);
  • rigidité du corps;
  • disparition des sourires et du babillage habituels;
  • irritabilité extrême;
  • difficulté à respirer;
  • pupilles de dimensions inégales;
  • incapacité à fixer le regard ou à suivre un mouvement du regard.

Mon bébé a été secoué, que dois-je faire?

Si votre bébé présente des signes indiquant qu'il a été secoué :

  • Appelez le 9-1-1 ou rendez-vous immédiatement à l'urgence.
  • Si votre bébé arrête de respirer, pratiquez le bouche-à-bouche.
  • Si votre bébé vomit, tournez-le doucement sur le côté (comme si vous rouliez une bûche) tout en soutenant son cou, afin d'éviter qu'il s'étouffe.

Si vous savez ou croyez que votre bébé a été secoué, consultez un médecin sans délai, même si tout semble normal.

Que faire pour éviter d'en arriver à secouer votre bébé?

Parfois, le bébé pleure sans arrêt, sans qu'on sache pourquoi et il arrive qu'on se mette en colère après lui.

Voici quelques trucs pour essayer de calmer les pleurs de votre bébé :

  • Prenez-le contre vous et bercez-le.
  • Vérifiez sa couche et changez-la si elle est mouillée.
  • Vérifiez qu'il n'a pas froid ou trop chaud.
  • Nourrissez-le lentement et faites lui faire son rot.
  • Faites-lui faire un tour de poussette.
  • Chantez-lui une chanson en le berçant.
  • Donnez-lui un bain.

SOS, je n'en peux plus!

Si vous sentez que vous êtes à bout de patience, voici des suggestions :

  • Placez le bébé dans un lieu sûr, par exemple son lit.
  • Quittez la pièce.
  • Téléphonez à quelqu'un et demandez du soutien.
  • Retournez voir le bébé toutes les 10 ou 15 minutes.
  • Attendez d'être calmé avant de prendre le bébé dans vos bras.

Êtes-vous à risque?

Tout le monde est susceptible de se mettre en colère et d'en arriver à secouer un bébé. Sachez toutefois qu'on est plus à risque :

  • Si on est fatigué, si on manque de sommeil.
  • Si on a des problèmes conjugaux ou financiers.
  • Si on consomme de l'alcool ou de la drogue.

Ressource

Ligne Parents

  • 1 800 361-5085 (service en français et en anglais, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, gratuit et confidentiel)
  • www.ligneparents.com 

Pour en savoir plus, consultez Pour l'amour! Ne secouez pas votre bébé, publié par l'Hôpital de Montréal pour enfants.

Si j'aère régulièrement, puis-je fumer dans la maison?

Vous pouvez penser qu'en fumant dans une autre pièce, en allumant un ventilateur,  en ouvrant une fenêtre ou en fumant dans la maison quand  vous êtes seule, vous protégez votre bébé et votre famille. Malheureusement ce n'est pas le cas, car :

  • La fumée secondaire se répand d'une pièce à une autre, même si la porte de la pièce est fermée.
  • Les produits toxiques contenus dans la fumée restent emprisonnés dans les tapis, les rideaux, les vêtements, les aliments, les meubles et d'autres matériaux. Ces produits demeurent dans une pièce longtemps après qu'une personne y ait fumé (jusqu'à plusieurs mois).
  • Des études ont montré qu'aucun niveau de ventilation ne peut éliminer les effets nocifs de la fumée secondaire.
  • Les désodorisants cachent l'odeur de la fumée mais ils ne détruisent pas les produits toxiques.
  • Les filtres à air (les purificateurs d'air) sont conçus pour réduire le nombre de fines particules de fumée dans l'air mais ils n'éliminent pas les nombreux agents cancérigènes présents dans les gaz.

Quels sont les risques?

Les bébés exposés à de la fumée secondaire :

  • ont un plus grand risque de syndrome de mort subite du nourrisson;
  • souffrent plus souvent de problèmes des voies respiratoires inférieures, comme la toux, la pneumonie, la bronchite;
  • sont plus susceptibles de développer de l'asthme et en souffriront davantage que les enfants de non-fumeurs qui en sont atteints;
  • ont plus d'infections de l'oreille.

Pour en savoir plus, consultez le document Faites de votre maison et de votre auto un environnement sans fumée!, publié par Santé Canada.  

Puis-je fumer un joint de cannabis si je le fais sur le balcon?

Si vous fumez du cannabis sur le balcon, votre bébé ne sera pas exposé à la fumée. Cependant, la consommation de cannabis rend les parents moins vigilants et moins sensibles aux signaux du bébé.

Si vous consommez du cannabis, assurez-vous qu'un adulte qui ne fume pas soit présent. 

Contenu diffusé avec l’autorisation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et adapté par le CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal.