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Une recherche menée à l'Hôpital du Sacré-Coeur établit un lien entre le sommeil et les traumas à la tête

Les recherches de Catherine Duclos, chercheuse au Centre d'études avancées en médecine du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Coeur-de-Montréal (CÉAMS), sous la supervision de Nadia Gosselin, ont été publiées dans la prestigieuse revue scientifique Neurology.

Catherine Duclos est première auteure d'une nouvelle étude portant sur les liens entre le sommeil et la récupération lors de traumatismes crâniens. Elle apporte un peu de lumière sur le processus biologique complexe qu’est le sommeil chez les traumatisés crâniens. Il est connu de la communauté médicale que, lorsqu’une personne subit un traumatisme crânien de modéré à grave, son cycle éveil-sommeil est sérieusement perturbé, alors que s’entremêlent des périodes d’éveil et de sommeil de quelques minutes.

L’équipe de Nadia Gosselin, professeure au Département de psychologie de l’Université de Montréal, vient de démontrer que le retour à un cycle d’éveil et de sommeil normal est étroitement lié au degré de conscience retrouvé de son environnement. Le cycle éveil-sommeil normal se définit comme un état d’éveil actif le jour et de sommeil la nuit.

« Cette étude contribue à mieux comprendre pourquoi les patients qui sont hospitalisés en raison d’un traumatisme crânien grave présentent des troubles du sommeil et de l’éveil importants. En effet, alors qu’on croyait que les troubles du sommeil et de l’éveil étaient principalement causés par l’environnement hospitalier et les médicaments, cette étude nous montre que les atteintes neurologiques et l’altération de l’état de conscience sont les facteurs qui expliquent le mieux ces problèmes du cycle éveil-sommeil », mentionne la Dre Gosselin, qui est aussi chercheuse au Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

« Toutefois, il n’est pas encore possible d’établir le type de relation entre le retour à un cycle éveil-sommeil normal et la reprise de conscience du patient : l’un influence-t-il l’autre ou est-ce une relation de cause à effet? Pour le moment, on l’ignore. Il faudra pousser les recherches plus loin pour le déterminer », précise l’étudiante au doctorat Catherine Duclos.

Source : UdeM Nouvelles