Zone des professionnels

PORTRAIT D’EMPLOYÉ : Carmeline Berger, technologue en imagerie médicale

Le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal compte de nombreux employés qui travaillent à améliorer le bien-être de la population et dont les fonctions ne sont pas toujours aussi connues que celles des médecins, pharmaciens, infirmiers/infirmières et infirmiers/infirmières auxiliaires.

Pour mieux faire connaître leur travail, nous vous présentons une série de portraits d’employés aux horizons multiples. Voici le portrait de Carmeline Berger, technologue en imagerie médicale.

Profil de Carmeline Berger

  • Carmeline Berger est technologue en imagerie médicale à l’Hôpital Fleury.
  • Diplôme d’études collégiales (DEC) en radiodiagnostic au CÉGEP Ahuntsic.
  • Carrière débutée en 2003.
  • Membre de l’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec.

En quoi consiste le travail d’une technologue en imagerie médicale?

Il y a trois disciplines en imagerie médicale : la radio-oncologie, la médecine nucléaire et le radiodiagnostic. Je travaille en radiodiagnostic. C’est une discipline où l’on cherche ce que le patient a pour que le médecin puisse établir son diagnostic. On est des enquêteurs à la recherche d’indices probants. On cherche des anomalies, des pathologies, etc. On fait donc différents tests d’imagerie pour trouver le problème. Ce peut être avec le « scan », l’échographie, la résonance magnétique ou la radiographie conventionnelle et ses déviations.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

On se doit d’être capable de bien travailler en équipe. Il faut aussi être autonome, car on est appelé à continuellement s’ajuster au patient et aux circonstances et à prendre des décisions rapidement. C’est une profession qui demande du calme et de l’empathie. On travaille fréquemment avec une clientèle lourde, souffrante et parfois confuse. Il faut être solide émotionnellement et avoir un bon équilibre psychologique. Finalement, la minutie est nécessaire pour bien mener un examen. Ce que l’on cherche est souvent bien caché et le trouver est un art qui exige d’être méticuleux dans notre démarche, par exemple pour les mammographies.

Quelle est l’importance du rôle de la technologue en imagerie médicale au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal?

Sauf probablement les dermatologues, tous les médecins font appel à la radiologie : les orthopédistes, les médecins de l’urgence, les pneumologues, les anesthésistes quand ils ont besoin, par exemple, de l’assistance de l’imagerie médicale pour installer un cathéter, etc. Sans nous, les médecins travailleraient à l’aveuglette. Mon rôle est de faire des examens de qualité pour transmettre le maximum d’information afin que le radiologiste puisse faire une lecture adéquate de l’image médicale. Le radiologiste ne voit pas le patient. Pour lui, le patient c’est l’image que je produis. Je dois donc m’assurer que cette image est de qualité maximale. Nous travaillons avec des teintes de gris qui peuvent révéler une anomalie dans les tissus ou les os. Pour tirer le maximum de l’examen, je dois ajuster finement le calibrage de l’appareil en fonction de ce qui est recherché et m’adapter à la morphologie de chaque patient. Le juste diagnostic est étroitement lié à la précision de mon travail.

Comment évolue la profession?

C’est un travail où la technologie progresse vite et constamment. Il faut se maintenir à jour. On travaille avec des équipements à la fine pointe et des logiciels de plus en plus sophistiqués. Durant mes études, on utilisait encore des films. Il n’y a plus de manipulation physique maintenant et c’est beaucoup plus précis. On peut changer les teintes de gris, ajouter des filtres, analyser l’image de façon très pointue. Un appareil a une espérance de vie d’à peine 10 ans aujourd’hui et certains calibrages sont réalisés périodiquement pour le maintenir à jour.

Qu’est-ce qui vous passionne dans votre travail?

D’abord, je dois avouer que je travaille au sein d'une équipe géniale. Cela joue pour beaucoup dans mon plaisir au travail. J’aime être auprès des patients, des gens. C’est un travail très humain. Je suis aussi passionnée par l’image. C’est un peu comme le plaisir que doit ressentir un photographe. Il y a de très belles images à découvrir dans mon métier. Ce n’est jamais routinier. Chaque jour est différent et me réserve des surprises. J’adore ça. Et il y a toujours quelque chose à apprendre. Lorsque je suis en contact avec une nouvelle pathologie, une condition médicale qui m’est peu familière, je fais des recherches, je questionne les médecins. Je découvre et j’apprends continuellement. J’aime vraiment beaucoup ce que je fais.

Source : Bulletin Le Nordet | Été 2018